Le Seigneur des porcheries
par Adrien B. · 20 juillet 2026 · 2 min de lecture
Il faut se figurer la scène : un Américain de vingt-six ans joue de la guitare dans les rues de Paris. Il porte un manuscrit que soixante-dix éditeurs de son pays ont refusé. Il rencontre Marie Modiano, fille de l'écrivain. Le texte arrive chez Gallimard.
Le Seigneur des porcheries paraît ainsi en 1998 — en français, avant l'anglais. Un premier roman de 432 pages qu'aucune maison américaine n'avait voulu, et que la France a lu.
Ce que raconte le livre
John Kaltenbrunner, enfant détesté de la petite ville de Baker, quelque part dans la Corn Belt. Fils d'un héros, responsable du plus grand cataclysme que la région ait connu. Le titre original dit le reste du programme : * Le Seigneur des porcheries : Le Temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes*.
De l'éditeur :
Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on aura assisté à deux inondations, à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés ; on aura suivi la révolte d'une équipe d'éboueurs et vu comment un match de basket se transforme en cataclysme. Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des événements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancœur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ? Dans un style flamboyant, Le seigneur des porcheries retrace l'histoire de cette vengeance, telle qu'elle est contée, après la mort de John, par un des «humiliés et offensés» qu'il défendait.